Performance remarquable du Théâtre sans nombre au Fringe

Sophie Doucet

La 27e édition du Festival St-Ambroise FRINGE s’est terminée dimanche après avoir fait frissonné bien des amateurs de théâtre. Personnellement j’ai découvert plusieurs artistes de talents comme la montréalaise Patricia Rivas, la troupe américaine Doctors Without Boredom ou Les Ébaubis. Toutefois je tiens à souligner la performance remarquable du Théâtre sans nombre qui a présenté avec brio un extrait de 3 ans de service.
Cette pièce originale dénonce les excès du capitalisme, dont sont victimes les jeunes et les moins bien nantis.  L’auteure, Gabrielle Cadot, a voulu montrer le côté mesquin du service à la clientèle en misant sur l’humour. C’est grâce à un mélange de monologues, de rap et de fantaisie qu’elle parvient à tenir le public en haleine à travers ses histoires inspirées de témoignages réels, tous plus farfelus les uns que les autres. Elle réussit d’ailleurs à dénoncer les rouages du capitalisme dans une critique sociale de la société de consommation de façon subtile, sans être moralisatrice. Il faut d’ailleurs souligner la mise en scène, simple et efficace, mettant en valeur le travail et le jeu des acteurs qui se sont démarqués dès qu’ils ont foulé les planches du Centre communautaire Santa Cruz, pour leur dernière représentation.

Cloé Ratio dans son rôle de commis

D’emblée Cloé Ratio, s’est assurée les rires du public avec son personnage de commis au comptoir de beignes, qui perdra son travail à cause d’une cliente malcommode.
David Marsolais, est solide dans son rôle de commis blasé de toute cette clientèle avec qui il doit composer tout au long de son parcours de jeune travailleur exploité.  Stéphanie Prud’homme est hilarante et touchante dans son personnage de Maurice, ce grand mésadapté socio-affectif. Nora Boussâa est lumineuse dans son rôle de jeune banlieusarde qui découvre le marché du travail dans une boutique de lingerie fine, qui l’entraînera vers l’enfer de la prostitution.
La mise en scène de Gabrielle Cadot, assistée de Janie-Anne Marsolais, était très réussie.  Le Théâtre sans nombre, une troupe qui s’impose de plus en plus dans le paysage culturel montréalais…

 

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