En réponse à Jean-François Lisée

Rose Flamant

Rose Flamant

Jean-François Lisée, le chef du Parti Québécois, a décidé pour des raisons purement électorales, de repousser l’indépendance aux calendes grecques.

M Lisée s’est engagé à distinguer sa tâche essentielle – faire l’indépendance du Québec – de sa tâche immédiate – « débarrasser le Québec du gouvernement libéral le plus toxique qu’on ait connu ».

Avec Jean-François Lisée, le Parti Québécois a gagné un nouveau chef mais il a perdu une électrice.  Ma réponse à M. Lisée la voici :

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4 Commentaires

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4 réponses à “En réponse à Jean-François Lisée

  1. Jacques Barolet

    Lisée a misé juste en offrant un taxi aux «non-convaincus» plutôt qu’aux «déjà-convaincus». Ça fait 20 ans que les «déjà-convaincus» préfèrent avoir raison chacun dans son coin.

  2. Victor

    Je pense que vous vous trompez au sujet du projet #1 du PQ. Vous dites, avec justesse, que sa tâche essentielle est de « faire l’indépendance du Québec».

    «Faire» ne veut pas dire «proposer». Et encore moins «proposer dans l’opposition». «Faire la souveraineté», ça veut dire «réaliser», «accomplir» la souveraineté. Le but ultime du PQ n’est PAS de tenir un référendum, c’est de le gagner.

    Pour faire l’indépendance du Québec dans notre régime politique, et donc, gagner un référendum, le PQ a l’obligation de faire grimper l’appuis en haut de 50% de la population totale. Il lui faut donc convaincre, représenter et courtiser des québécois qui actuellement ne sont PAS souverainistes (pour faire grimper l’appui de 35-40% à +50%). La mission du PQ n’est pas de faire des pieds et des mains pour plaire aux caribous pressés qui, de toute façon, voteront OUI le moment venu, mais de s’adresser à tous les québécois.

    En outre, le pouvoir est actuellement confisqué par un parti anti- ou post-nationaliste, qui façonne le Québec pour accélérer la délitation de son caractère national, et donc, nuire à la réalisation de la mission #1 du PQ. À travers les seuils d’immigration, l’absence de ressources allouées à leur intégration, l’enseignement idéologique dans les écoles (histoire javellisée, ECR…), les nominations partisanes à des postes clés de l’appareil public, le PLQ transforme la culture du Québec pour nuire à son caractère distinct et national, ce qui handicape considérablement et rapidement à l’atteinte de l’objectif #1 du PQ. Sortir les libéraux du pouvoir est donc un élément crucial de sa mission. D’une pierre deux coups: en éloignant les libéraux toxiques des leviers de l’appareil public, il protège directement la réalisabilité de son projet, et en plus, il dit aux 70% de québécois qui s’opposent aux libéraux: «nous vous comprenons, et nous vous écoutons au lieu de rester entre-nous, obsédés par un mono-sujet». Exactement le genre de message qui peut augmenter la sympathie, et les appuis, à l’indépendance. (Donc sa réalisation)

    Lisée a quitté le PQ en 1999 justement parce qu’il était contre la vision de Bouchard, qui voulait travailler à l’économie avant de lancer un référendum.

    Lisée a d’ailleurs demandé à Bouchard dès 1996, alors que l’appuis était en haut de 50% sans campagne ni rien, de lancer un autre référendum et Bouchard a refusé.

    Il est le grand architecte de la stratégie de 1995, qui a fait passer les appuis de 40% à 50% en quelques mois. Voir à ce sujet le documentaire «Point de rupture» disponible sur youtube.

    Il a même demandé à Marois, en 2012, d’évaluer la possibilité de donner quelques ministères à la CAQ en échange de la possibilité de faire un référendum, quitte à laisser la CAQ aller dans le camp du non.

    Lisée fait partie des vrais-de-vrais, il est fondamentalement et profondément souverainiste et tous ceux qui le connaissent, qui suivent son blogue depuis 10 ans comme moi, qui lisent ses livres le savent éperdument. Vous venez peut-être de le découvrir, et ça vous appartient de vous informez davantage sur lui pour saisir l’ampleur du tour de force qu’il a réussi, malgré les médias fédéralistes et l’establishment du parti.

    Je vous suggère vivement de lire un livre de JF Lisée. S’il y a un politicien au Québec qui ne fait pas de mystère de ses intentions et de sa philosophie politique, c’est bien lui. Ouvrez, par exemple, «Le Journal de Lisée» publié en 2014. Il vous attend à la bibliothèque municipale près de chez vous.

    Et allez sur sa page personnelle, onglet «Mes propositions» et lisez l’excellent document
    Proposition #9: Cap sur l’indépendance: Compte à rebours 2022 !

    D’un gars qui prend sa carte de membre cette semaine, pour souligner son appui au choix des membres.

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