Ulcéré par les politiques du CP, un citoyen en appelle au maire Coderre

Sophie Doucet

Sophie Doucet

Si le Canadien Pacifique (CP), continue à faire la sourde oreille aux demandes de la ville de Montréal qui réclame l’arbitrage pour obtenir six passages à niveau, il irrite également de nombreux citoyens par ses politiques autoritaires en matière d’aménagement urbain. Ainsi, dans le quartier Villeray, le passage à niveau est fonctionnel mais la clôture du CP empêche les piétons d’accéder à la rue de Castelnau, ce qui force les usagers à faire un long détour pour acheter leur billet¹.

Des moyens de dissuasion pour le moins discutables

marche

Le CP est probablement l’une des rares institutions canadienne à posséder son propre service de police privé; un service dont la  mission est «d’assurer la sécurité du public par l’application des lois et l’éducation.»

Pour faire respecter sa mission, il semble que le CP soit prêt à utiliser tous les moyens de dissuasion comme en témoigne, la lettre ouverte au maire Coderre, rédigée par François Véronneau, un usager de la piste cyclable Des Carrières qui longe la voie ferrée du Canadien Pacifique.

Nouvelles mesures du Canadien Pacifique (CP) en marge de la piste cyclable Des Carrières à Montréal.

Bonjour M. Coderre,

Je suis un usager régulier de la piste cyclable qui longe le côté nord de la voie ferrée du Canadien Pacifique (CP). Je l’utilise surtout en tant que coureur, et je ne me cacherai pas de profiter allègrement des brèches faites dans la clôture du CP pour traverser d’un côté à l’autre. Depuis mon arrivée à Montréal en 1988, j’ai vu et subit les nombreuses réparations que les employés du CP font régulièrement afin de fermer ces brèches qui ont parfois sauvé des femmes d’un viol. Toutefois, je n’avais encore jamais vu la dernière mesure utilisée par le CP pour décourager les utilisateurs de ces passages improvisés et somme toute illégaux, je l’admets. En effet, quelle ne fut ma surprise de voir que les poteaux adjacents aux nouvelles réparations avaient été généreusement enduits de graisse afin de décourager les utilisateurs qui auront eu le malheur de toucher l’un de ces poteaux, ou pire, de les frôler avec leurs vêtements, comme l’a fait ma conjointe l’autre soir.

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Tous les moyens sont bons pour décourager les piétons de traverser les rails. Photo @Journal Le plateau

Ne se pourrait-il pas que quelqu’un, même s’il ne veut pas traverser par l’une de ces brèches illégales, ait le malheur de s’en mettre partout… la maman qui promène son carrosse, le cycliste qui prend une pause en s’y adossant, le marcheur qui veut éviter un cycliste un peu trop envahissant, etc. Je me questionne sur la légalité d’une telle mesure dictée par une administration royaliste et barbare comme le Canadien Pacifique et appliquée dans une ville comme Montréal par leurs employés condescendants.

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¹ Montréal montre les dents, face au CP, Journal Métro, 21 septembre 2016

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