Trainspotting débarque enfin à Montréal

Sophie Doucet

Sophie Doucet

Le Théâtre Prospero accueille pour la première fois à Montréal Trainspotting, inspiré du film de Danny Boyle dans une mise en scène de Marie-Hélène Gendreau. Traduite en québécois par Wajdi Mouawad, cette pièce a été présentée pour la première fois en 2013 au Théâtre Premier Acte de Québec, puis au Théâtre de La Bordée. Après avoir reçu trois prix aux Prix d’excellence des arts et de la culture en 2013 la troupe de Québec débarque enfin à Montréal.

La traduction québécoise permet au public de se rapprocher pleinement des personnages malgré un langage parfois cru mais direct : – «On est gouvernés par des trous du cul pourris du câlisse. Pis tu sais-tu qu’est-ce que ça fait de nous ça ? Ça fait de nous des minables ! Les plus minables des minables. […] J’haïs pas les Anglais. Ils font c’qu’ils peuvent avec ce qu’y’ont. C’est les Écossais que j’haïs. C’est nous que j’haïs.»

prospero

                Marie-Hélène Gendreau

  Marie-Hélène          Gendreau

Pour Marie-Hélène Gendreau il existe en effet des liens entre l’Écosse et le Québec. Selon elle «les jeunes Écossais cherchent leur identité par rapport à l’Angleterre. Nous autres on a ça aussi, un besoin de s’identifier comme Québécois, par notre langue, par nos différences d’intérêts culturels par moments.» Lucien Ratio, qui interprète le personnage de Mark Renton, icône culte d’une certaine jeunesse écossaise en détresse dans les années 90 approuve car pour lui  il «existe une certaine filiation» entre l’Écosse et le Québec. «On est lié par l’histoire» précise-t-il.

Des clones de Mark Renton, il en existe en effet dans notre société. Des jeunes junkies désabusés qui vivent comme si chaque jour était leur dernier. C’est le cas d’Alison cette toxicomane paumée et attachante, interprétée par Claude Breton-Potvin, qui traîne partout ce mal de vivre qui la conduira au bord de l’abime. Dans Transpotting les interprètes nous font pénétrer dans un univers glauque, dérangeant, inconfortable mais incarné par des interprètes qui savent faire ressortir toute la détresse de l’âme humaine. Dans la peau de Tommy, Begbie, et de Sick Boy, Jean-Pierre Cloutier, Charles-Étienne Beaulne et Martin Boily témoignent de l’amitié qui unit ce groupe de jeunes plongés dans l’enfer de la drogue, mais qui  s’interrogent malgré tout sur leur propre déchéance. Cette pièce intense à ne pas manquer est présentée au Théâtre Prospero jusqu’au 14 mai.

26 avril

Les personnes qui le souhaitent peuvent contribuer en donnant un peu d’argent qui permettra d’offrir des billets à des personnes issues de milieux défavorisés, ou à des gens aux prises avec des problèmes de toxicomanie

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