Manuel pragmatique pour indignés réalistes

Charles de Lorimier

Charles de Lorimier

« Ce qui suit s’adresse à ceux qui veulent changer le monde et le faire passer de ce qu’il est à ce qu’ils croient qu’il devrait être. Si Machiavel écrivit le Prince pour dire aux nantis comment conserver le pouvoir, j’écris Rules for Radicals pour dire aux déshérités comment s’en emparer».

Ainsi s’exprimait  Saul D. Alinsky, dans son dernier livre, publié en 1971 .  Dans cet ouvrage traduit en français  sous le titre : Être Radical, Manuel pragmatique pour radicaux réalistes, Alinsky explique que : « Dans ce livre, ce qui nous intéresse c’est de savoir comment créer des organisations de masse capables de prendre le pouvoir et de le donner au peuple. C’est de savoir comment réaliser le rêve démocratique d’égalité, de justice, de paix, de coopération, qui donne à tous les mêmes chances pour l’éducation, le plein emploi et la santé. C’est de savoir comment créer cet environnement favorable où l’homme puisse espérer vivre les valeurs qui donnent un sens à la vie. Nous parlons ici de l’organisation d’un pouvoir de masse qui changera le monde en un lieu où hommes et femmes pourront tous marcher la tête haute, dans l’esprit de ce credo de la guerre civile espagnole:   «Mieux vaut mourir debout que de vivre à genoux.» En fait, c’est cela la révolution.

Brel un Indigné de la première heure

Les classes moyennes sont engourdies, désemparées,  épouvantées au point d’en être réduites au silence. Elles ne savent pas quoi faire, si toutefois il y a encore quelque chose à faire. Voilà la tâche du révolutionnaire d’aujourd’hui: souffler sur les braises du désespoir pour en faire jaillir une flamme pour le combat; leur dire: «Vous ne pouvez pas vous défiler comme tant de ma génération l’ont fait. Regardez nous, nous sommes vos enfants, ne nous abandonnons pas les uns les autres, car alors c’est la fin pour tout le monde. Ensemble nous pouvons changer les choses et arriver à ce que nous voulons. Commençons sur-le-champ, là où nous sommes. Allons-y.»
NON2La première tâche, c’est de raviver l’espoir et de faire ce que  chaque organisateur professionnel a toujours fait partout, quelle que fût la classe sociale: communiquer les moyens et les tactiques qui donneront aux gens le sentiment qu’ils détiennent les instruments du pouvoir et qu’ils peuvent désormais faire quelque chose. Aujourd’hui la classe moyenne se sent en grande partie plus défaite et plus perdue que les pauvres. Il faut donc retourner là d’où vous êtes sortis, dans les banlieues où réside la classe moyenne, et vous infiltrer dans ses multiples organisations.

Saul

Téléchargez gratuitement la version française en cliquant sur l’image

la-conscience

 

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