Peut-on encore parler de démocratie québécoise ?

 

Rose

Rose Flamant

La vague qui souffle sur le Québec depuis les manifestations massives du printemps érable témoigne d’une volonté de changement dans toutes les sphères de la société. Depuis la chute du gouvernement libéral de Jean Charest deux gouvernements se sont succédés.  Le premier, celui de Pauline Marois a été porté au pouvoir  à l’automne 2012, pour être renversé le 7 avril dernier par le parti libéral de Philippe Couillard.

Cette apparente contradiction de la part de l’électorat tient au fait de notre système majoritaire uninominal à un tour qui caractérise notre monarchie constitutionnelle.  En termes clairs cela signifie qu’à la dernière élection, à peine un électeur francophone sur quatre (24%) a voté pour le parti libéral. Pourtant, selon notre mode électoral le PLQ récolte quand même la majorité à l’assemblée Nationale (63%) avec 70 sièges.

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Si le Québec adoptait un mode de scrutin basé sur la proportionnelle, le Parti libéral aurait obtenu 18 sièges de moins le 7 avril dernier, tandis que tous les autres partis auraient fait des gains. De plus, Option nationale et le Parti vert du Québec auraient pu faire leur entrée à l’Assemblée nationale.

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Fort de sa majorité le nouveau premier ministre entend donc parler au nom de la majorité du peuple québécois,  lui assurant plus de « rigueur que d’austérité ».  Le premier ministre souhaite également « être le gouvernement de la vérité et de la réalité ».

Rigueur Libérale

Sitôt élu, M. Couillard a annoncé que son gouvernement  allait s’atteler résolument au redressement des finances publiques : « Nous devons nous libérer de ce que ni empêche de faire nos choix.  Depuis des années nous dépensons plus que ce que nos revenus nous le permettent » a-t-il déclaré lors d’un discours à l’Assemblée nationale. Cette rigueur politique apparente a de quoi surprendre lorsque l’on sait que le le Premier ministre ne voit aucun problème dans l’indemnité de départ de 1,2 million de dollars touchée par son candidat dans La Pinière, Gaétan Barrette, lorsqu’il a quitté la présidence de la Fédération des médecins spécialistes du Québec. Selon M. Couillard « C’est une entente privée, entre le Dr Barrette et l’organisation qu’il dirigeait. C’était connu. Et ça coupe complètement le lien entre lui et la fédération. Il ne représente plus les 8000 médecins spécialistes, mais l’ensemble des Québécois comme membre de notre équipe ».

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De même le Premier ministre s’est montré très à l’aise en majorant à 310 000 $ le salaire de son premier fonctionnaire auquel s’ajoute un boni au rendement qui peut atteindre 15% de son salaire.

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En attendant le gouvernement Couillard a donné le feu vert aux travaux d’explorations de pétrole et de gaz de schiste sur l’île d’Anticosti.

RDI

Tout va donc pour le mieux au Québec et la démocratie est saine et sauve !

st-Couillard

Source : La Pravda

Vive la démocratie !

mouton noir

 

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