1984, 2 de ?

Oitarp le poète indigné du Printemps érable vous offre cette nouvelle chronique sur 1984, adaptée du roman de Georges Orwell. Oitarp poursuit son analyse sur les pertes de liberté chroniques qui caractérisent ce début de siècle, tout en identifiant certaines stratégies employées par le pouvoir, pour endormir les masses. Cinglant parallèle avec 1984.

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Du rêve à la réalité

Dans ma première chronique sur 1984 je vous ai laissé en 1976, à une époque où déjà, le rêve du Peace and Love et du Flower Power commençait sérieusement à s’étioler. En 76 pourtant, les masses populaires semblaient devenir plus politisées et au Québec on rêvait d’un pays qui serait enfin à nous. On rêvait …

Aujourd’hui on continue à rêver, mais le pays n’est toujours pas venu et les idéologies présentes dans le roman de George Orwell se sont installées dans une société qui se vautre majoritairement dans le confort et l’indifférence !

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Comment en sommes nous arrivés là ? 

Vaste question à laquelle il est difficile de répondre. Certains philosophes comme Noam Choamski ont tenté une réponse en identifiant certaines stratégies utilisées par le pouvoir pour manipuler les masses. Dans cet article nous analyserons les cinq premières stratégies telles qu’identifiées par Choamski. La première, celle de la distraction « consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. »

Regis Labeaume...

La seconde stratégie consiste à « créer des problèmes, puis offrir des solutions Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.»

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La troisième stratégie, est celle de la dégradation. « Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement. »

stevieLa quatrième stratégie est celle du différé. « C’est ainsi que la meilleure façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat (…) cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.» 

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La cinquième stratégie consiste à s’adresser au public comme à des enfants en bas-âge. En effet « la plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisant, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-age ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans ». 

non au grand prix

C’est ainsi que peu à peu l’étau se resserre sur les zombies et que s’installe peu à peu le royaume terrifiant de 1984.

Oitarp, Poète indigné, ce 3 juillet de l’An II du printemps érable

sylvain

nous sommes un

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2 Commentaires

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2 réponses à “1984, 2 de ?

  1. Anonyme

    Toujours aussi juste cher Oitarp

  2. I think so. I think your article will give those people a good reminding. And they will express thanks to you later

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