L’attentat insensé !

Alors que Pauline Marois prononçait son discours au Métropolis à Montréal, la première femme première ministre de l’histoire du Québec a été victime d’un attentat insensé. Tandis que la  chef du nouveau gouvernement minoritaire du Parti Québécois assurait que l’avenir du Québec était de de devenir un pays souverain, sous un tonnerre d’applaudissements, ses gardes du corps l’ont forcé à évacuer la scène. L’attentat a fait une victime et un blessé.

MiniatureÀ regarder plus tard

La triste nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre partout sur la planète

Le Mouvement Québec français et la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal lancent un appel à la modération après l’attentat politique tragique du 4 septembre. La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal considère que l’attentat politique survenu au rassemblement du Parti Québécois le 4 septembre dernier est un acte isolé de folie, mais qu’il a eu néanmoins un déclencheur socio-politique. C’est pourquoi un appel à la modération des médias anglophones québécois et canadiens qui ont multiplié des accusations de xénophobie est lancé, afin de contrer les insinuations calomnieuses à l’endroit des souverainistes ou des défenseurs du français.

3 Commentaires

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3 réponses à “L’attentat insensé !

  1. La pacifiste de Westmount

    Texte du chanteur louisianais Zachary Richard, écrit ce matin à propos de cet attentat monstrueux: J’ai été choqué ce matin d’apprendre que la soirée de victoire du Parti Québécois fut bouleversée par des coups de feu. Près de la porte arrière du Métropolis, l’entrée des artistes par laquelle j’ai passé maintes fois, un homme habillé de peignoir bleu et cagoule a ouvert le feu laissant un mort. Madame Marois qui donnait son discours au moment que les coups de feu sont éclatés, s’est fait conduit hors de la scène par deux agents de police. Elle est revenue plus tard pour calmer ses supporters. Dans le contexte de ce monde fou, ce n’est pas si surprenant que la folie arrive à notre porte après tout. Mais ce qui m’inquiète et qui me dégoûte est la réaction de certains suite à cette évènement tragique.
    Pendant que le tueur se faisait transporter par la police, il criait : « Les Anglais se réveillent. C’est la vengeance des Anglais. » On traite clairement avec un fou, mais il semble que la folie se propage. Dans les instants suivant le drame, une page Facebook a été créée pour réclamer la démission de Pauline Marois. Le créateur de la page, qui a rapidement accumulé 300 adeptes, stipulait que les événements du Métropolis démontrent que la présence du PQ à la tête de la province ne peut que provoquer de la violence.
    Pire encore est la réaction du Globe and Mail, journal Torontois, d’où on peut lire que « Les Séparatistes créent un cauchemar au Québec. » Dans un éditorial du 5 septembre on écrit: « Certainement les Canadiens raisonnables seront d’accords qu’une victoire du Parti Québécois sera extrêmement néfaste pour le Québec et le Canada. La campagne a dévoilé la vision irrationnelle, extrémiste et même perverse de Pauline Marois et ses supporters séparatistes. Ils n’aiment pas le Canada. Ils n’aiment pas la richesse. Ils n’aiment pas l’innovation. Il semble que même ils n’aiment pas les gens qui ne les ressemblent pas ou qui ne parlent pas comme eux. » C’est un point de vue haineux, basé sur des préjugés et qui ne mérite que du dédain. S’il y a cauchemar crée, c’est par un journaliste si peu responsable qui propage des propos inflammatoires.
    La nouvelle de l’évènement fait le tour du monde et vient assombrir la victoire du Parti Québécois. Mais ce qui est dangereux c’est l’implication que ceci est la faute du Parti Québécois, et que les séparatistes ne sont que des terroristes. Ce qui me dérange c’est que cet évènement peut engendrer la peur. Je voyage souvent à Moncton, Nouveau-Brunswick où j’observe un phénomène dérangeant parfois. En entrant dans un ascenseur, ou en rencontrant quelqu’un dans la rue, on a (au moins j’ai) un moment d’hésitation. S’il s’agit de s’adresser à un inconnu, on parle en anglais, ou on dit « Hello » sans accent, créant délibérément une ambiguïté linguistique et donc culturelle. Ceci dans la crainte de déranger. Pendant une grande partie de leur histoire, les francophones de l’Acadie s’effaçaient et les vestiges de cette auto-dégradation se manifeste toujours dans un gène qui s’éveille en public devant des inconnus. Il ne faudra pas qu’une pareille chose s’installe à Montréal. Il ne faudrait pas qu’on devienne réticent de parler une langue, quelque soit la langue. Il ne faudra pas que les communautés linguistiques deviennent des groupes ennemis. Il ne faudra pas que le choix de parler le français nous mette dans une position antagoniste par rapport aux Anglophones. Et surtout il ne faudra pas que les Anglophones imaginent que les Francophones sont leurs ennemis. On ne peut pas permettre un fou de déstabiliser la communauté. On ne peut pas permettre nos passions de nous conduire vers la haine. La ligne de combat de la société québécoise ne se démarque pas entre Anglais et Français, mais entre la tolérance et le préjugé.
    À la place de jeter l’huile sur le feu, le Globe and Mail aurait mieux fait de féliciter Pauline Marois pour son victoire, une victoire démocratique et sans contestation. On aurait mieux fait de lui féliciter d’être la première femme chef d’état du Québec. On aurait mieux fait de lui souhaiter bonne chance et courage dans l’épreuve de son mandat. Le début est assez mouvementé, mais il se peut fort bien qu’une femme va pouvoir gouverner avec plus de calme. C’est ce qui je lui souhaite.

  2. Lettre d’une anglophone à son Québec
    L’anglophone en moi a été révoltée d’entendre les mots que Richard Henry
    Bain aurait criés avant d’ouvrir le feu la semaine passée au Métropolis, car les relations entre anglophones et francophones au Canada représentent un enjeu très important pour moi.

    Toute la semaine suivant la mort de Denis Blanchette, j’ai attendu qu’une voix anglophone modérée avance qu’il est temps pour tout le monde au Québec, surtout les anglophones et les francophones, de cesser d’alimenter cette mentalité du « nous et vous » qui crée des conditions précédentes un tel événement tragique. Je n’ai pas encore entendu cette voix.

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