L’union des forces de gauche au Québec : un problème profond

Réponse du comité de coordination de QS à l’appel signé par des milliers de citoyens pour un front uni entre les trois partis indépendantistes.

En réponse à l’union des forces de la gauche, Québec Solidaire  fait le point sur La réplique › des casseroles aux urnes – Françoise David, Amir Khadir – Porte-parole de Québec solidaire  14 juin 2012

Selon Amir Khadir et Françoise David, aucune alliance n’est possible sans une vision commune de la crise sociale des derniers mois et de son potentiel de changement profond et durable. De leurs côtés les Indignés du Québec s’interrogent également sur le type d’alliance qui peut exister avec le PQ, un parti dont les deux anciens chefs Lucien Bouchard, ce lucide non paresseux reçu à Sagard en compagnie de Georges Bush père, et qui est lié à l’industrie des gaz de schiste, tout comme son bon ami André Boisclair, un autre chef du PQ,  ancien ministre de l’environnement et premier ministre de cette province…

Tout comme Françoise et Amir  les Indignés du Québec sont persuadés que la métamorphose sociale au Québec et partout sur la terre  doit passer par un  rejet massif d’un système économique et social contrôlé par une minorité qui ne cesse de s’enrichir sur le dos des 99 %. Tour comme le QS, les Indignés du Québecs s’insurgent contre la dilapidation du bien commun, contre le néolibéralisme et à l’aplatventrisme affairiste prôné par les puissances de l’argent.  Des indignés tel que Clode Hamelin, ou bien encore des politicien comme Pierre Curzi ont plaidé en faveur d’une alliance progressiste et souverainiste afin d’empêcher le Parti libéral de reprendre le pouvoir lors des prochaines élections, toutefois il est certain que cette alliance va être difficile, car comme l’ont souligné Amir Khadir et Françoise David : « cette alliance ne saurait exister sans que les partis concernés acceptent de se livrer à une analyse sincère et sans complaisance des erreurs du passé ».
À notre avis, Madame Marois, il ne suffit pas de changer la couleur du «Q» de son logo, en le faisant passer du rouge au vert pour devenir un partit vert, même si pour cela on doit récupérer l’ancien chef du parti vert ! Difficile également de s’entendre avec un parti qui par la bouche d’une de ses députée   invite au respect des injonctions, alors que  les étudiants et étudiantes devaient faire face à la musique en défiant une loi inique dictée par les représentants d’un gouvernement néo-libéral assujetti aux valeurs tyranniques du 1% ! Difficile également de s’entendre avec la Gogauche , lorsqu’à notre connaissance aucun des partis de l’opposition n’a demandé de comptes au gouvernement sur les 2719 arrestations survenues à ce jour dans le paradis québécois de Jean-James Charest. Alors si l’union n’est pas possible dans cette monarchie britannique, que devrions nous faire ?
 Voter avec notre coeur, ça favorisera sans doute la réélection d’un gouvernement libéral minoritaire, ce qui permettra alors à la gauche de faire front commun et de nous débarrasser de ces manants.  Ne craignez rien pendant ce temps le grand frère fédéral va s’occuper de votre avenir,  coupe dans l’assurance chomage, retraite à 67 ans, utilisateur payeur mêmen dans les prisons! Un pays ça ne se demande pas ça se prend et rappellez-vous que 50% + 1 qui appuient la grève dans les Cégep et les Universités c’est un cas d’injonction mais que 50% + 1 pour l’indépendance du Québec ça va à l’encontre de la loi sur clarté ! 
VIVRE LE QUÉBEC LIBRE, VIVE LES 99% !
 
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4 Commentaires

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4 réponses à “L’union des forces de gauche au Québec : un problème profond

  1. Danielle Lavoie

    Pour moi et plusieurs autres québécois, la seule façon de nous « libérer des libéraux«  pour 1 mandat est de voter stratégiquement pour le PQ, seul parti en mesure de les déloger. Soyons stratégique pour une fois. Imitons la France dont les partis se sont alliés pour déloger Sarkozy et élire Holland. Il me semble que c`est facile à comprendre. Soyez certains que le gouvernement péquiste sera suivi à la trace. Un peuple réveillé ne s`endort jamais plus!!!

    • Vladimir Corcierra

      Tout comme Hollande vs. Sarkozy, PLQ vs PQ c’est la peste ou le choléra. La France ne s’est pas libérée des systèmes dont elle est esclave avec un nouveau président; pas plus que nous nous libérerons du joug néolibéral qui nous enchaîne en votant pour le PQ. Pour utiliser vos mots: « Il me semble que c’est facile à comprendre. » Une seule solution, la révolution.

  2. Danielle Houle

    Voter stratégiquement veut dire voter avec notre tête afin que l’on se libère des libéraux. Parler aux gens âgés, les éduquer sur les enjeux sociaux, économiques, etc., du parti libéral parce que pour beaucoup de ces gens, ils votent libéral parce que c’est toujours ça qu’ils ont fait. Il faut les sensibiliser très fortement à ce qui se passe réellement en coulisse des libéraux, toucher leur conscience honnêtement, leur parler de l’avenir du monde si on continue dans la direction dans laquelle on est, un trou béan sans fond et du désespoir. Voter stratégiquement, c’est voter PQ car à ce moment-ci de l’histoire, c’est le seul parti qui peut statistiquement entrer même si j’ai une certaine admiration pour QS. Il faut voter pour un parti qui a des chances d’entrer. QS est trop bas dans les sondages. Il ne faut pas diviser les votes, ne pas aller voter en se disant au diable sert les libéraux parce que bien des gens âgés vont voter et veulent faire entrer les libéraux. Si on divise les votes, les libéraux vont enter et on est fait!

  3. Je suis tellement déchirée pour les prochaines élections. Depuis des années, j’ai décidé de voter avec mon coeur, et non pas contre un parti. Je ne veux pas beaucoup plus de Mme Marois au pouvoir (qui a fait les plus grandes hausses au Québec avant M. Charest pour les frais de scolarité, et le virage ambulatoire aussi pour lequel ont paie encore…) Je sais très malheureusement que la majorité des québécois ne sont pas prêt pour élire QS, surtout dans les régions, voir même en dehors de Montréal. La pire chose qui pourrait arriver présentement, c’est la réélection des libéraux. Ce qu’il faudrait changer dans la situation actuelle, ce sont les règles des élections, mais cela est très très utopique. Mais les règles ne sont démocratiques que si il y a que 2 partis. À 36 ans, j’ai eu le temps d’observer tant Mme Marois que M. Charest. Les 2 sont des assoiffés de pouvoir qui gère le Québec comme une business. Si on veut du changement, Mme Marois n’est pas la solution.

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